16 janvier 2010
Une journée ordinaire, Hiver 2010
Aujourd'hui en janvier 2010 nous avons des préoccupations légitimes. Notamment en plein hiver, il fait froid, il neige, les routes sont impraticables. Les trains sont en retard, quand ils ne sont pas tout simplement en incapacité de partir. Les avions, n'en parlons pas. Les vols sont annulés. Les vacanciers, ou tout simplement les citoyens qui aspirent à retrouver leurs proches pour les fêtes de fin d'année, ont tout simplement le sentiment d'être pris en otage.
Que se passe-t-il ? Un pays comme la France, qui participe au G8 ou au G20, n'est pas capable de faire face à l'hiver ? Comme disait Marcel, un routier sympa, mais en colère, aux infos : « Y a qu'en France qu'on voit ça ! Dès qu'il y a 5cm de neige, on est paralysés ». Du coup, l'économie tourne au ralenti, il n'y a que les carrossiers qui sont contents ! Ah les services publics, car il est bien question de services publics ! Et bien ils ne sont pas si publics que cela, car tout dépend de la zone dans laquelle on réside. Et en matière de service, on assiste depuis plusieurs années, n'en déplaise à nos élus plus ou moins de proximité, au déshabillage de nos différentes institutions.
Si ça continue comme ça Marcel, demain ton patron va te demander d'avoir une pelle et du gros sel dans ton camion pour déneiger la route. Parce que si tu livres en retard, tu auras la retenue sur ton salaire. En France, c'est bien connu, les clients sont rois, mais derrière eux, il y a des patrons, le Medef et surtout les actionnaires. Penses-y la prochaine fois que tu iras voter Marcel ! Avant de glisser ton bulletin dans l'urne, il faudra penser aux conséquences de ton vote sur ce qu'il implique dans ton quotidien et celui des autres.
Car en France, c'est bien connu, les abstentionnistes sont rois ! En tout cas, c'est sûr, il y en a peut-être pas mal dans le camp des râleurs en ce début d'année... Comme dit si bien mon copain Mc Cain, c'est ceux qui votent le moins, qui en parlent plus !
02 mai 2009
Grande-Bretagne: une femme Poète Royal
Le poste de poète officiel du Royaume-Uni, choisi par la reine Elizabeth II, a été attribué pour la première fois en plus de trois siècles d'existence à une femme, Carol Ann Duffy, a annoncé vendredi le gouvernement.
Mme Duffy, une femme de 53 ans ouvertement lesbienne, succède à Andrew Motion qui occupait cette fonction prestigieuse depuis 1999, date où le mandat a été limité à dix ans contre une nomination à vie auparavant. Le Premier ministre Gordon Brown a rendu hommage au First Poet Laureate du 21e siècle et, bien sûr, à la première femme à occuper cette fonction. "Je suis ravie. Je pense que c'est un grand jour pour les poétesses, je pense que c'est une nomination qui reconnaît la façon dont les poétesses ont changé le monde de la poésie au cours des quarante dernières années", a déclaré la nouvelle Poet Laureate à la presse. "C'est pour cette raison que j'ai accepté".
Elle a fait figure de grande favorite pendant les six mois d'une sélection qui, pour la première fois, a permis au public de donner son avis. Elle avait failli obtenir le poste en 1999 mais le gouvernement de Tony Blair se serait inquiété de la réaction des Britanniques à la nomination d'une lesbienne, selon la presse.
La fonction de Poet Laureate, créée par Charles II en 1668 avec la nomination de John Dryden, est accompagnée d'une allocation annuelle de la reine de 5.000 livres (5.578 euros) et d'un tonneau de vin (l'équivalent d'environ 600 bouteilles de sherry). Parmi les successeurs de John Dryden figurent de grands noms de la littérature britannique comme William Wordsworth ou Alfred Tennyson. Le barde n'a aucune obligation de composer mais la coutume veut qu'il le fasse pour les grandes occasions. M. Motion s'est notamment exécuté lors des noces de diamant de la Reine et du Prince Philip en 2007, du 21ème anniversaire du Prince William mais également après la catastrophe ferroviaire de Paddington en 1999.
16 décembre 2008
"C'est pour une fille ou pour un garçon ? Drôle de question !"
C'est par un débat et des animations au centre social Archipelia (20ème arr) qu'a débuté la 7ème campagne contre les jouets sexistes le 3décembre dernier. Différentes interventions sur Radio Libertaire (6 et 12 décembre) et deux actions dans des grandes surfaces spécialisées de la Région Parisienne (13 et 14 décembre) vont s'ajouter à des initiatives du côté de la Belgique et de Marseille. Bien sûr, de nombreux tracts seront distribués tout au long du mois de décembre à proximité des magasin s de jouets.
Ces manifestations bon-enfant ont pour objectif de sensibiliser le grand public. L’industrie des jouets et de nombreux livres pour enfants enferment les filles et les garçons dans des rôles imposés dès leur plus jeune âge (voir le dernier rapport de la Halde sur les discrimanations liées au sexe dans les manuels scolaires et l'information).
Aux filles, on offre uniquement des poupées qui ferment les yeux et font pipi, des aspirateurs et des dinettes ou encore des têtes à coiffer et du maquillage. Ah les bonnes vieilles valeurs féminines : être mère, s'occuper des autres et trouver naturel plus tard de faire le ménage et les courses et souffrir pour être ‘belles et féminines’.
Pour les garçons, le choix est plus large : boites à outils, petites voitures, microscopes, jeux vidéo (aventure, guerre, stratégie...) et pistolets en plastique. A eux le bricolage, le goût de la science et la conquête du monde, quand ça n'est pas pour encourager leur agressivité et leur ‘virilité’. Et pas question dans ces conditions d'apprendre à s’occuper des enfants et à faire le ménage…*
En offrant ces jouets sous la pression de la publicité et du conformisme, estce qu’on ne transmet pas aux enfants une vision du monde où :
on pense que c’est aux femmes de continuer d’assurer l’entretien et l'éducation des enfants. Les femmes sont contraintes d’assumer l’essentiel des tâches ménagères (en France, 80% des tâches domestiques sont faites par les femmes),
les femmes doivent à tout prix plaire aux hommes,
les hommes doivent ‘assurer’, être ‘virils’ et adopter des comportements compétitifs et guerriers, violents (en voiture, au travail...)
l’hétérosexualité est obligatoire ?
Celles et ceux qui n’entrent pas dans ce moule sont exclu-e-s et ridiculisé-e-s : les femmes bricoleuses, qui apprécient les sports mécaniques, les métiers physiques, ou les responsabilités politiques. Les hommes qui prennant soin d'eux, qui optent pour un congé parental d'éducation ou qui vont interrompre leur activité professionnelle pour permettre à leur conjoint d'évoluer dans sa profession.
Les différences entre les femmes et les hommes ne sont pas naturelles, mais apprises ! En offrant aux enfants des jouets qui entretiennent les stéréotypes sexistes, filles/garçons, nous contribuons aux inégalités du monde de demain et à l’oppression des femmes. Ne participons pas à ce ‘dressage’ culturel des enfants ! Cela passe aussi par les livres et la valorisation des exemples de l'entourage (quand on peut en observer).
Pas question d'isoler son enfant s'il souhaite avoir le dernier jouet à la mode, mais l'amener à exprimer les vraies raisons de son choix. Beaucoup sont dictés par la mode et risquent de rester au placard quelques semaines plus tard.
15 octobre 2008
Avec plus de difficultés que leurs collègues masculins.
Depuis le 15 avril, des dizaines de femmes de ménage sans papiers se battent pour leur régularisation.
Elles s’occupent de nos enfants, les récupèrent à l’école, les emmènent au parc, veillent sur nos vieux parents, préparent les repas, dépoussièrent nos appartements… Nounous, femmes de ménage ou aides à domicile, les travailleuses dans le secteur de l’aide à la personne sont un maillon indispensable de notre société quand les structures sociales, crèches ou maisons de retraite, font défaut. Indispensables et pourtant indésirables. Beaucoup d’entre elles, en situation irrégulière en France, se retrouvent traquées expulsées quand elles ne sont pas exploitées par leurs employeurs.
90 demandes de régularisation
Femmes, immigrées, non déclarées, travailleuses à temps partiel, dans des métiers non qualifiés… Les femmes sans papiers alimentent en nombre les bataillons de travailleurs pauvres. La vulnérabilité de la clandestinité accroît encore leur précarité. Impossible de savoir combien elles sont. Invisibles dans les statistiques, isolées, les sans-papières, comme elles se sont elles-mêmes baptisées, ont décidé de sortir de l’ombre. Profitant du mouvement de grèves et d’occupations des travailleurs sans papiers, déclenché mi-avril pour obtenir des régularisations par le travail, 90 femmes ont déposé, avec le soutien des associations Droits Devant, Femmes Égalité, et de la CGT, des demandes de régularisations dans les préfectures d’Île-de-France. Longtemps cantonnées aux rôles d’épouses ou de mères, les femmes sans papiers accèdent enfin à un nouveau statut : celui de travailleuses. «Jusqu’à présent, les femmes sans papiers étaient prises en compte lorsqu’elles étaient mères d’enfants scolarisés ou victimes de violences, constate Ana Azaria, présidente de Femmes Égalité. Les considérer comme travailleuses est beaucoup plus offensif, cela permet de s’affirmer. »
Créée en 1987, l’association Femmes Égalité veut «défendre les aspirations et les revendications des femmes des milieux populaires ». Ses militantes ont vu dans la régularisation par le travail promise par Brice Hortefeux une possibilité d'obtenir un statut légal pour ces femmes. Mais, alors que la lutte des travailleurs sans papiers avance à grands pas (850 régularisations sur les 1 500 dossiers déposés depuis le 15 avril), la régularisation des femmes piétine. Sur les 90 dossiers déposés, seulement neuf ont obtenu gain de cause… Cinq sont convoquées en préfecture dans les prochains jours pour l’étude de leur dossier. Toutes ont pourtant des promesses d’embauche. Arguments de la préfecture : les cumuls d’emplois à temps partiel ne leur permettraient pas de gagner assez d’argent pour vivre dignement en France. De quoi énerver Ana Azaria : « Il existe, en France, des milliers d’hommes et de femmes qui vivent en dessous du SMIC, on ne les expulse pas pour autant. Les femmes sans papiers sont pénalisées deux fois : d’abord parce qu’elles gagnent peu, ensuite parce qu’on les expulse. » L’association réclame des autorisations provisoires de séjour (APS) de trois mois afin de leur permettre de trouver des emplois mieux rémunérés. Les négociations semblent restées au point mort.
S’organiser pour lutter, un défi
Pourtant ces femmes sont souvent choyées par leurs employeurs, trop contents d’avoir trouvé la perle rare dans un secteur où la main-d'œuvre est très demandée. «Les employeurs leur laissent les clefs de chez eux, elles gardent leurs parents âgés, leurs enfants, qu’elles ont souvent connus tout petits, souligne Gracieuse Lesaffre, militante à Droits Devant ! !. Les employeurs eux-mêmes souhaitent souvent la régularisation. Si seulement 90 dossiers ont jusqu’à présent été déposés, ce n’est pas faute de demandes… Les appels et les courriers affluent dans les associations depuis plusieurs semaines (1). Pour l’instant, on voudrait déjà débloquer ces premiers dossiers, explique Ana Azaria. Ensuite, on s’occupera des autres. » Pour ces femmes isolées, s’organiser pour lutter est déjà un énorme défi, poursuit la présidente de Femmes Égalité : « On les a réunies pour montrer leur force. En prenant la parole, ces femmes défient le monde. » Et ça n’est qu’un début…
(1) Dans l’attente du site Internet, actuellement en construction, des informations peuvent être obtenues par e-mail sur femmesegalite@yahoo.com
05 octobre 2008
Quelques manifestations pour Octobre (suite)
Insurgés du corps ! Art en action - Maison Pop' de Montreuil et Cinéma Le Méliès (Saison 2008/2009). La Maison Pop’ et le cinéma Le Méliès de Montreuil invitent pour la seconde année Le Peuple Qui Manque qui proposera et présentera une histoire des corps insurgés, au travers d’un panorama de films rares, documentaires, vidéos d'artistes, cinéma d’avant-garde et fictions.
"Le corps est le lieu de tous les marquages, de toutes les blessures, de toutes les traces. Dans les chairs s'inscrivent les tortures, les interdits des classes sociales, les violences des pouvoirs, dispersés mais jamais abolis. Aujourd'hui, seuls les exclus créent. Car c'est leur corps qui parle, énonce le refus. Le cri No Future - si ce futur est le présent continué - est cri d'espoir." Michel Journiac.
Une histoire insurrectionnelle déclinée depuis le Happening des années 60, Art Total et laboratoire des sensations et de l’action politique. Parmi les mouvements cités : Fluxus, le Butô, le droit à la folie et l’expérience La Borde, le cinéma punk berlinois, le new black cinema , la coopérative d’artistes noirs britanniques Sankofa Film and Video ; le mouvement hip hop, les danses urbaines de réappropriation, émergence d’une nouvelle culture des images , la vidéo contemporaine engagée d’artistes du Moyen–Orient, les occupations alternatives de la ville et de l’espace social, les manifs’, les actions de rues et les rassemblements altermondialistes…
Premières séances du cycle de films:
Mercredi 5 novembre 2008 à 20h au Cinéma Le Méliès - Happening ! (Jean-Jacques Lebel / Ben & Fluxus) Ou quand le théâtre explose / avec Lebel, Jodorowsky, Arrabal, Topor, Moorman, et Ben...
Vendredi 5 décembre 2008 à 20h30 à la Maison Pop' Reclaim the Streets - Mouvement altermondialiste & Média-Activisme
Mercredi 14 janvier 2009 à 20h au Cinéma Le Méliès - Le droit à la folie : L'expérience La Borde / avec Felix Guattari, Jean Oury et Min Tanaka
Mercredi 18 février 2009 à 20h au Cinéma Le Méliès - Sankofa Films & Isaac Julien Ou quand le black cinéma s'insurge
Prochaines dates : Vendredi 13 mars 2009, Vendredi 3 avril 2009, Vendredi 29 mai 2009, Mercredi 10 juin 2009
Entrée Libre à la Maison Pop' / Tarif habituel au cinéma Le Méliès. En écho au séminaire organisé par la Maison pop’ intitulé "Nos corps à l'épreuve de la République", en présence de nombreux penseurs et militants.
Mail : lepeuplequimanque_l@samizdat.org / www.lepeuplequimanque.org
05 septembre 2008
BARREL s'est échouée en bord de Seine ?!
COMMUNIQUE DE PRESSE
04/09/08 CONCRETE VOCATION exploitable immédiatement

Pour tous ceux qui n'ont pas peur de toucher, évènement artistique à ne pas manquer les 26-27-28 sept.
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Mots clefs
art contemporain artiste française immatériel
interaction émotion béton
sensibilité tactilité
TOUCHEZ... ECOUTEZ...
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Résumé du communiqué
« Elle fait chanter le béton, elle instille de la poésie, avec les méthodes scientifiques les plus sophistiquées dans ce matériau à première vue rebutant... Milène Guermont est une merveilleuse artiste qui réussit l'union de l'art et de la science... ce qui est la matière première de cette nouvelle civilisation prodigieuse dans laquelle nous entrons »
dixit Pierre Cornette de Saint Cyr (Président du Palais de Tokyo).
Milène Guermont, une jeune artiste française révélée par le Grand Palais, donnera à toucher sa dernière œuvre d'art nommée BARREL.
Juste avant son départ pour être exposée à Miami, le public peut venir (accès gratuit) interagir avec l'œuvre les 26-27-28 sept. lors de l'évènement culturel parisien
SPECTACULAIRE.
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Sa démarche
Milène Guermont, jeune artiste/ingénieur, plusieurs fois primée, associe les dernières technologies au pouvoir de l'imagination poétique. Elle invoque l'immatériel, l'affect, l'intellect par une approche concrète de la matière.
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BARREL, la dernière création
Née sous la nef du Grand Palais lors de l'exposition internationale d'art contemporain ArtParis, et bientôt à Miami... BARREL, barrique en béton polysensoriel interactif vogue autour du monde. Elle fera escale le dernier week-end de septembre à Paris rive Gauche.
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Programme
conférence 26 sept. à 19h et 27 et 28 sept. à 15h
interactions avec BARREL du 27 au 28 de 11 à 19h
lieux : Holcim, face au 70 quai Panhard et Levassor, 75013 Paris
Métro : Bilbliothèque François Mitterrand
En savoir plus : www.mileneguermont.fr tel : +33 662316095
09 mai 2008
C'est le mois des Manifs et le début des Marches des Fiertés LGBT
Voici quelques slogans à hurler très fort, avec un air mauvais de lesbienne féministe donc forcément hystérique, ou plus simplement à écrire sur une pancarte. ;)
- Des hétéros se cachent dans cette manif, sauriez-vous les reconnaître ?
- J'aime mon prochain et pourquoi pas ma prochaine ?
- Les femmes donnent la vie, Les machos sèment la mort
- Les goûts doux et les couleurs, ça se discute pas
- Mes parents sont hétéros, mais je les aime quand même
- Non à la pollution publicitaire, sexiste et lesbophobe
- Non au contrôle des Femmes par les religieux
- Religions des Hommes, oppression des Femmes
- Tous les homophobes se réincarneront en Lesbienne noire et sans papiers
- Vous croyez vraiment qu'on attend votre permission pour faire des enfants ?!
Voici le calendrier des marches des fiertés lesbiennes gay, bi et trans de 2008
17 mai Angers - En même temps que celle de Bruxelles
24 mai Tours
31 mai Nantes
7 juin Lille, Metz, Montpellier
14 juin Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse
21 juin Biarritz
28 juin Paris
5 juillet Bordeaux, Marseille
Le Joli mois de mai

LAISSEZ PASSER LES SANS PAPIERS
(Sur l'air Les p'tits papiers, chanson de Règine. Paroles de chantal, 2001)
Laissez passer les sans papiers
Les oubliés, les délaissés
Les exploités, les refoulés
Du monde entier
Laissez passer les clandestins
Toujours cachés c'est leur destin
Ici, ailleurs et comme partout
On les rend fous.
Laissez passer les sans papières
Les déplacées de toutes les guerres
Toujours violées ou prostituées
Mais révoltées.
Laissez passer les clandestines
Mariage forcé, toujours victimes
Les excisées, les violentées
Mais révoltées
Donnons-leur au moins des papiers
Pour l'honneur et la liberté
Egalité, Fraternité
Enfin trouvées.
06 mai 2008
De la précarité à la pauvreté, Les femmes en 1ère ligne
(le 16/02/2008 à l'Hôtel de Ville de Paris)
Petit compte rendu :
Organisé par le Collectif du Droit des Femmes de Paris, ce colloque avait pour objectif de présenter les 3 grands axes de revendication sur le travail des femmes, pour mettre en lumière la situation actuelle en France. Ces axes seraient ensuite retravaillés, donneraient lieu à une grande pétition nationale, ensuite proposés à la signature conjointe des grands syndicats nationaux (un peu absents des luttes de femmes, mais qui ainsi ne pourraient pas se soustraire), et au final permettraient de rejoindre les revendications des autres pays voisins, pour s’étendre ensuite à l’Europe.
Etat des lieux en France :
Depuis 2003, la pauvreté s’accroît. Parmi les personnes sensibles, les familles monoparentales (1/3 des couples en France, vit séparé. La proportion passe à 1 sur deux dans les grandes villes telles que Paris. Ce qui porte les chiffres pour les femmes à 76 % sur le territoire national).
Aggravation des violences physiques, auxquelles sont plus exposées les femmes (violences verbales et harcèlement au travail ne figurent pas encore dans les chiffres. On estime à 80% l’accroissement des actes de violences depuis 2003)
Crise du logement : Hausse importante des prix des loyers HLM, disparition progressive des logement alternatifs (foyers d’hébergement, chambres chez l’habitant, colocation – Les propriétaires préférant la spéculation immobilière)
Ces 3 problématiques sociales renforcent la sensation d’isolement et d‘insécurité financière qui met la pression sur les ménages et les pousse à accepter des conditions de travail de plus en plus difficiles.
Pourtant des signes positifs de la lutte contre la précarité apparaissent :
En 2001 – Signature d’une Charte Européenne pour la mise en œuvre d’un plan global de lutte contre la pauvreté et les inégalités. Elle place les collectivités locales (Mairies, Conseils Généraux et entités politiques correspondant en Europe) au cœur de ce travail en leur confiant des missions directes en qualité de donneurs d’ordre et d’acteurs. Possibilité accrue pour eux d’engager des actions directes axées sur l’emploi, le logement, la formation… sans passer par les instances en haut lieu qui ralentissent les prises de décision. Répartition cohérente des budgets en fonction des zones les plus touchées et non plus d’un point de vue global.
Dans cette optique se tiendra à Paris, le 5 mars prochain, une commission extraordinaire, qui aura pour objectif de comparer et d’échanger sur les pratiques afin de mettre en œuvre de nouvelles initiatives réussies.
Des femmes plus précaires, entretien avec Françoise Milewski, économiste, OFCE*
Quels sont les principaux facteurs de précarité pour les femmes sur le marché du travail ?
Les femmes sont présentes sur le marché du travail mais la montée du chômage a rendu plus floues les frontières entre l’activité et l’inactivité, changé les caractéristiques des emplois, en tout premier lieu pour les femmes. Le développement des activités tertiaires a assurément renforcé cette évolution. Parallèlement, la famille a connu des bouleversements : les séparations ne sont plus l’exception et les femmes seules avec enfants sont plus nombreuses. Ce sont les ruptures de parcours, professionnels et personnels, qui créent la précarité ou, du moins, son risque. Quand les caractéristiques des emplois occupés témoignent d’une relation instable au marché du travail (contrats à durée déterminée, etc.) ou stable dans le sous-emploi (temps partiels imposés, emplois non qualifiés), les femmes peuvent basculer vers la précarité, tout particulièrement après une rupture conjugale. Elles peuvent même tomber dans la pauvreté, quand, sans emploi stable ou parce qu’elles occupent des emplois mal rémunérés, elles ont des charges de famille. En effet, la part des bas salaires dans l’emploi des femmes et des hommes est disproportionnée, touchant plus d’une femme salariée sur quatre, contre à peine un homme sur dix.
Quelles sont les catégories de femmes les plus touchées par ces facteurs de précarité ?
Ce sont les plus jeunes, qui ont du mal à trouver un emploi stable, et les moins qualifiées d’entre elles. Ces faibles qualifications et l’emploi discontinu ou à temps partiel vont de pair avec des interruptions d’activité plus fréquentes lors de la naissance des enfants : en général, les femmes bénéficiaires de l’allocation parentale d’éducation ne souhaitent pas tant rester au foyer que fuir un emploi aux conditions de travail difficiles. Or le recours au congé parental accentue leurs difficultés de réinsertion. La précarité menace tout particulièrement certaines catégories. Les familles monoparentales, qui sont constituées pour l’essentiel de femmes seules avec enfants pour lesquelles les contraintes liées à l’articulation vie professionnelle/vie familiale sont plus lourdes, et qui sont souvent conduites à accepter des emplois peu attrayants. Les femmes immigrées, qui sont plus éloignées que les autres du marché du travail, ce qui est un facteur supplémentaire de précarisation sociale et économique en cas de séparation, car elles perdent alors tous leurs droits. Enfin, les femmes allocataires des minima sociaux (RMI, allocation parent isolé, etc.), qui sont les plus éloignées de l’emploi.
Quels seraient selon vous les principaux leviers de l’action publique pour lutter contre cette précarisation ?
L’insertion dans l’emploi est déterminante pour contrecarrer les risques de précarisation ; l’incitation à l’emploi est donc une priorité. Le développement de structures d’accueil de l’enfance, de qualité et accessibles financièrement, joue un rôle important ; en effet plus l’offre d’accueil des jeunes enfants est développée, plus les mères ont des chances d’être en activité. Il faut aussi porter attention aux caractéristiques des emplois occupés, sous peine de renforcer la précarité. Par exemple, la source d’emploi potentielle que constituent les services à la personne (gardes d’enfants, aides à domicile, etc.) peut entraîner une instabilité et un sous-emploi durable si une politique de l’offre n’est pas mise en œuvre pour protéger ces salariées et leur assurer une formation de qualité. Il faudrait enfin agir sur l’orientation scolaire des filles et des garçons pour que les femmes ne soient plus surreprésentées dans les emplois non qualifiés. C’est autour de cet ensemble d’objectifs que pourraient s’articuler les politiques publiques. Encore faut-il que leur cohérence soit assurée, ce qui est loin d’être le cas.



















