14 janvier 2010
Une si longue absence !
Me revoilà, après un long moment de silence. Beaucoup de choses se sont passées depuis mon dernier message : Un changement de région (avec deux déménagements) et un deuil qui m'a touchée au plus profond. Tout ceci apporte son lot de questions avec à la clé, une grande remise en cause de mon avenir professionnel.
Pendant tout ce temps, j'ai pensé à vous. J'ai rédigé beaucoup de choses et mon nouveau projet prend forme. J'aurais l'occasion de vous en parler plus longuement.
20 avril 2008
Nostalgie quand tu nous tiens ! Réflexions d'un autre siècle (le 20ème)
Est-ce que c'était mieux avant ?
Message personnel à tous ceux nés avant le 3ème millénaire. Les autres auront peut-être du mal à comprendre ! En regardant en arrière, c'est difficile à croire qu'on l'on ait réussi à survivre si longtemps. On observe tout ce qui se passe autour de nous, on rigole doucement en remarquant ça et là le retour de mode et les adaptations au cinéma des films de notre jeunesse ou la reprise des vieux standards discos. Regardez le triomphe des vieux Yéyés, le retour glorieux de Polnareff, et j'en passe...

Est-ce que c'était si bien que ça l'enfance et l'adolescence des années 50, 60, voire 70 ? Quelle insouciance en tout cas !
Nous pouvions nous promener en voiture sans ceinture de sécurité ou d'airbags pour nous protéger. Faire du vélo, de la mob ou du solex, à deux ou 3, sans casque, les cheveux longs au vent. Nos maisons étaient isolées à l'amiante et les murs peints de couleurs à base de plomb, Je ne parle même pas des jouets ! Pas de bouchons de sécurité sur les produits d'entretien, les bonbons et les gâteaux pleins de colorants psychédéliques. On pouvait faire des kilomètres à pied pour aller acheter le pain. On transportait le lait dans des pots en alu, on buvait l'eau à même les tuyaux d'arrosage ou les robinets. On s'exposait au soleil sans protection UV.
On se faisait des petites voitures (caisse à savon) avec des vieilles roues de poussette et des planches en bois pleines d'échardes et on se laissait aller dans les descentes, sur le trottoir bordant la grand'route, en freinant avec nos sandales en plastoc sans marque. On se croutait grave dans les buissons ou les clôtures sans cavaler aux urgences au moindre bobo. On quittait seul la maison tôt le matin pour aller à pied à l'école et on revenait souvent au moment où les lampadaires s'allumaient.

On mangeait des gâteaux secs, du pain et du beurre et nous n'étions pas obèses... On passait tout notre temps libre à l'extérieur, par tous les temps. On buvait souvent à quatre ou cinq dans la même bouteille, on ne parlait pas de sida ou d'hépatite. On jouait à des jeux dangereux, on grimpait dans les arbres, on enjambait les murs des voisins. Parfois, il y avait des chutes, avec des coupures et des os cassés, mais personne ne pensait à s'en prendre aux instituteurs ou aux autres parents. C'était l'apprentissage de la vie. Parfois, on se battait entre nous, on avait des bleus, mais on apprenait à passer à pardonner. On partageait les bonbons, on s'échangeait les habits quand ils étaient trop justes. On gardait les trousses et les cartables plusieurs années de suite. Nos films préférés c'était Jeux Interdits, La Guerre des Boutons. Nos héros, Davy Croket, Fantomas, , Bourvil et Ventura.
Imaginez donc, pas de téléphones portables, personne ne pouvait nous joindre de la journée. On n'avait pas de jeux vidéo ou même les 99 canaux de la télévision, Ipod, mp3, Internet, ordinateurs personnels, etc. etc...
Mais nous avions des amis et si nous voulions les voir, tout ce qu'on avait à faire, c'était de sortir et se rendre chez eux, sonner et entrer pour pouvoir leur parler, sans même demander la permission à nos parents ! Comment pouvait-on faire tout ça dans ce monde cruel, sans gardiens ?
On s'inventait des jeux, avec des bâtons, des ficelles et trois fois rien, sans perdre un oeil. On mangeait toutes sortes de choses sans être infecté. A l'école, certains écoliers n'étaient pas aussi futés que les autres., ils rataient parfois leur année et devaient redoubler sans que cela choque l'entourage. Les classes, les examens et les programmes ne devaient pas être ajustés pour compenser ces différences, qu'elle qu'en soit la raison.
Nos actions étaient les nôtres. Nous supportions personnellement les conséquences de nos actes, sans nous cacher. L'idée de se faire protéger par nos parents si nous commettions une infraction était impensable. D'ailleurs, nos parents étaient du côté de l'autorité. On avait la liberté et la responsabilité de nos succès et de nos défaites et on a appris à vivre avec tout ça.
Sommes-nous des survivants ? En tout cas, on a eu la chance de connaître toute cette liberté et de grandir avant que les avocats et les gouvernements ne se mettent à réglementer nos vies pour notre bien, mais surtout sans nous
17 avril 2008
Ma petite présentation
Et ben voilà, depuis le temps que j'en parlais, je me suis lancée ! Ça y est, je me jette à l'eau de la blogosphère ! Mes motivations ? Elles sont multiples, envie d'écrire, de m'exprimer (de râler surtout) à propos de tout ce qui nous entoure, envie de partager, envie de rencontrer, envie d'un tas d'autres choses...
Tout d'abord, un petit portrait (à la manière de Mariebruxelles2) à qui j'ai emprunté cet auto-portrait dans lequel je me suis pas mal reconnue, mais en modifiant bien entendu quelques réponses,
Avec mon caractère de serial râleuse (ça c'est clair), j'ai une franche tendance à dire "j'aime pas", mais j'ai préféré commencer par présenter les choses que "j'aime".
J'aime les gens, ceux de la rue, du travail, ceux que je connais ou que je ne connais pas, les observer, regarder leur visage, leurs mains, m'imaginer leur histoire, leur tendre la main, les accueillir, les regarder partir
J'aime la mer dans tous ses états (vivement que je m'en rapproche)
J'aime les fleurs, en particulier les vivaces, celles qui réapparaissent comme par magie dès les premiers beaux jours
J'aime les chats, les chiens et toutes sortes d'animaux (de là à dire, plus je connais les gens, plus j'aime les bêtes, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas)
J'aime quand la pluie fait des claquettes, la forme des nuages, les changements de ciel soudains
J'aime les odeurs de pain, de gazon coupé, de café qui coule tôt le matin, du bord de mer
J'aime les manifs, les réunions, les assemblées, tout ce qui peut réunir les gens aussi différents soient-ils dans une même idée, dans un même élan
J'aime bouger, marcher, flâner, errer, magasiner, me déplacer sans objectif particulier que d'en prendre plein la vue, les oreilles et la tête (alouette !)
J'aime les matières précieuses comme la soie, la dentelle, le velours, le cachemire
J'aime les travaux dits féminins
J'aime les émissions de décoration, de bricolage (Valériiiiiiiiiiiiieeee !!) et de jardinage
J'aime les séries anglaises et américaines comme : En immersion, Affaires non-classées, Barnaby, Frost, Morse and C°, Les Experts, Desperate Housewives, Dr House,
J'aime jardiner, à mon rythme, en décousu, comme ça vient
J'aime bricoler, créer, transformer
J'aime cuisiner, pour deux ou pour 20 – et manger aussi
J'aime la vie et encore plus depuis que j'ai failli la perdre.
J'aime les gens du Nord, les Belges et les Anglais
J'aime pas (bon là, je vais me limiter, sinon, ça peut durer ! )
J'aime pas les cons, ceux qui savent tout, qui vous écrasent, ceux qui sont sûr d'eux, qui n'écoutent que leur point de vue, ceux qui parlent haut et fort et vous laissent pas en placer une, ceux qui jugent, ceux qui sont violents dans leurs paroles et dans leurs actes
J'aime pas la misère, la maladie, toutes les plaies sociales
J'aime pas les escargots (parce qu'en ce moment, ils me bouffent tout)









